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Bicoque du 25 au 28 juillet 2010
Jour de vent lorsque nous quittons le lagon de Maupelia avec un petit arret a l'ile aux oiseaux. Nous rencontrons fous, sternes et divers volatiles que nous ne connaissont pas. Un peu affoles par
notre intrusion dans leur pouponniere.
Dans la passe etroite, le courant est pour nous cette fois, cela ne nous empeche pas de ressentir un sentiment de triomphe lorsque passe le mascaret, nous admirons une derniere fois
Maupelia.

Cap sur Palmerston. Palmerston, une sorte de mythe pour les navigateurs. Atoll isole au milieu du Pacifique, ou vivent les descendants de Marsters, un charpentier anglais venu la au 19ieme siecle
avec ses femmes polynesiennes et ou perdurerait une tradition d'accueil : tout navigateur est pris en charge par une famille, et se doit d'accepter le gite et le couvert, en echange de produits
dont elle pourrait avoir besoin, riz, savon.
Olivier a hesite avec un autre mythe, Souvaroff, l'ile de Tom Neale, un neo-zelandais qui y vecu 17 annees en robinson volontaire, aujourd'hui gardee par deux rangers. Nous avons prefere tenter
une aventure qui nous semblait plus humaine.
Quatre jours d'une navigation vent arriere, suffisamment tranquille pour que Karine soit amarinee arrivee a destination. 
Mais la, le mythe Palmerston s'est effondre : alignes devant le lagon sur des corps morts, 6 autres voiliers s'agitaient dans la houle.
Contacte par VHF, une certain Ed est venu en annexe
nous expliquer qu'il etait notre hote, et que c'etait lui qui nous amenerait a terre, mais aussi que le corps mort etait payant - impossible de s'en passer, trop de fond pour mouiller- qu'il
fallait s'acquitter des taxes en vigueur dans les iles Cook dont depend Palmerston, soit, pour nous, un total de 250 dollars! Nous avons meme eu droit a un" officier de l'immigration", qui nous a
refuse la permission de descendre sur la plage avec les enfants sans avoir effectue les formalites, sur un atoll minuscule, au milieu du pacifique, habite par une quarantaine de personnes !
Ce n'est pas tant les sommes demandes (dans certaines 'iles, comme les Galapagos, les formalites d'immigration coutent ce prix-la) que la facon abrupte et mercantile de les reclamer qui
nous a surpris, puis franchement ennerve. Le capitaine gueulait a qui voulait l'entendre qu'il n'y avait plus de "bout du monde", juste quelques aires de repos pour camping-car flottant, avec
peage et garde chiourme a l'entree. Il dit souvent ca, mais en general ca passe au bout d'une heure ou deux...
La plus courte escale de tout notre voyage : nous avons demande deux heures et nous sommes reparti.
Quatre autres jours de navigation pour rejoindre l'ile de Nuie ou Merlin qui nous a precede.
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